Dans de nombreuses organisations, la sécurité n’est pas une question de connaissance.
Les procédures existent, les analyses de risques sont correctes et le conseiller en prévention maîtrise son domaine. Et pourtant, la réalité est là : les messages ne sont pas suivis, les mesures restent lettre morte et l’adhésion reste limitée.
Le problème se situe rarement dans ce qui est dit.
Il se situe dans la manière dont c’est dit.
Un message, des réalités différentes
Les conseillers en prévention évoluent quotidiennement entre différents univers. Ce qui, pour une direction, relève du risque et de la responsabilité, est souvent perçu par un opérateur comme un frein au travail. Un profil technique recherche la logique et le détail, tandis que les ressources humaines se concentrent davantage sur le bien-être et l’engagement.
Chaque partie prenante interprète un même message à travers son propre prisme.
Cela rend la communication en matière de sécurité fondamentalement plus complexe qu’il n’y paraît. Il ne s’agit pas uniquement de transmettre une information correcte, mais de s’aligner sur la manière dont les individus pensent, travaillent et prennent des décisions.
Pourquoi “bien expliquer” ne suffit pas
Une grande partie de la communication en sécurité repose implicitement sur une hypothèse rationnelle : si les personnes reçoivent la bonne information, elles adopteront le bon comportement.
Or, les sciences comportementales démontrent depuis longtemps le contraire.
Les travaux de Daniel Kahneman montrent que les décisions humaines sont souvent rapides et intuitives, plutôt que strictement rationnelles. Les biais cognitifs et la perception du risque jouent également un rôle majeur : certains risques sont surestimés, d’autres sous-estimés, en fonction du contexte, de l’expérience et des émotions.
En d’autres termes : l’information seule modifie rarement les comportements.
C’est pourquoi certains messages de sécurité, pourtant parfaitement construits, restent sans effet.
La communication comme levier stratégique
Pour avoir de l’impact, il faut aborder la communication autrement. Non pas comme un simple transfert d’information, mais comme un levier de changement de comportement.
Cela implique que le conseiller en prévention ne doit pas seulement savoir quoi dire, mais surtout comment le dire. Un même message nécessite une approche différente selon l’interlocuteur.
Une réalité simple s’impose : les individus écoutent avant tout ce qui leur semble pertinent.
Lorsque le message est en phase avec leur manière de penser, le dialogue devient possible. Dans le cas contraire, la résistance apparaît.
Des approches telles que Insights Discovery et certains principes issus du Neuro-Linguistic Programming offrent des repères concrets. Elles permettent de mieux comprendre les styles de communication et d’adapter son approche en conséquence.
Il ne s’agit pas de techniques de manipulation, mais d’efficacité. Adapter sa communication, c’est simplement augmenter la probabilité que le message soit réellement compris et accepté
Une réalité simple s’impose : les individus écoutent avant tout ce qui leur semble pertinent.
Lorsque le message est en phase avec leur manière de penser, le dialogue devient possible. Dans le cas contraire, la résistance apparaît.
Des approches telles que Insights Discovery et certains principes issus du Neuro-Linguistic Programming offrent des repères concrets. Elles permettent de mieux comprendre les styles de communication et d’adapter son approche en conséquence.
Il ne s’agit pas de techniques de manipulation, mais d’efficacité. Adapter sa communication, c’est simplement augmenter la probabilité que le message soit réellement compris et accepté.
Une différence concrète dans l’approche
Prenons une situation classique : convaincre un employeur d’investir dans une mesure de sécurité supplémentaire.
Le contenu du message peut être parfaitement solide.
Les chiffres sont corrects, l’analyse de risques est claire et la recommandation est pertinente.
Et pourtant, la discussion bloque.
Pourquoi ? Parce que la manière de communiquer ne correspond pas à l’interlocuteur.
Un employeur avec des traits plutôt “rouges” — orienté résultats, direct et décisionnel — n’a aucun intérêt pour cinq tableaux Excel détaillés ou une longue explication technique. Il veut comprendre rapidement : quel est le problème, quel est l’impact et quelle décision doit être prise ?
À l’inverse, un employeur avec des traits plus “bleus” — analytique, structuré et attentif aux détails — sera peu réceptif à un discours rapide et intuitif sans fondement. Dans ce cas, une argumentation structurée, chiffrée et cohérente est attendue.
Le contenu du message reste identique.
Mais la forme, la structure et le rythme de la communication font toute la différence.
Et c’est précisément là que se joue l’essentiel : ce n’est pas ce que vous dites qui convainc, mais la manière dont vous vous adaptez à votre interlocuteur.
Attention : personne n’est une seule “couleur”. Le comportement dépend du contexte et évolue en fonction de la situation, de la pression et du rôle — réduire quelqu’un à une case fait perdre en nuance… et en impact.
Les chiffres sont corrects, l’analyse de risques est claire et la recommandation est pertinente.
Et pourtant, la discussion bloque.
Pourquoi ? Parce que la manière de communiquer ne correspond pas à l’interlocuteur.
Un employeur avec des traits plutôt “rouges” — orienté résultats, direct et décisionnel — n’a aucun intérêt pour cinq tableaux Excel détaillés ou une longue explication technique. Il veut comprendre rapidement : quel est le problème, quel est l’impact et quelle décision doit être prise ?
À l’inverse,
un employeur avec des traits plus “bleus” — analytique, structuré et attentif aux détails — sera peu réceptif à un discours rapide et intuitif sans fondement. Dans ce cas, une argumentation structurée, chiffrée et cohérente est attendue.
Le contenu du message reste identique.
Mais la forme, la structure et le rythme de la communication font toute la différence.
.Et c’est précisément là que se joue l’essentiel : ce n’est pas ce que vous dites qui convainc, mais la manière dont vous vous adaptez à votre interlocuteur.
Attention : personne n’est une seule “couleur”. Le comportement dépend du contexte et évolue en fonction de la situation, de la pression et du rôle — réduire quelqu’un à une case fait perdre en nuance… et en impact.
Et la place de la Rosace de Leary ?
En matière de communication, on fait souvent référence à la Rosace de Leary. Ce modèle permet de comprendre les interactions entre individus et met en évidence les réactions prévisibles que certains comportements peuvent générer.
Il est particulièrement utile pour analyser les dynamiques relationnelles, notamment en situation de tension ou de conflit.
Cependant, il reste essentiellement descriptif. Il aide à comprendre ce qui se passe dans l’interaction, mais apporte moins d’outils concrets pour adapter le contenu et la structure de son message en fonction de l’interlocuteur.
C’est là que des approches comme Insights ou le PNL apportent une valeur complémentaire. Elles ne se limitent pas au comportement observable, mais intègrent également la perception, le langage et les préférences de communication.
Là où la Rosace de Leary permet de lire les interactions, ces approches permettent de les orienter.
Il est particulièrement utile pour analyser les dynamiques relationnelles, notamment en situation de tension ou de conflit.
Cependant, il reste essentiellement descriptif. Il aide à comprendre ce qui se passe dans l’interaction, mais apporte moins d’outils concrets pour adapter le contenu et la structure de son message en fonction de l’interlocuteur.
C’est là que des approches comme Insights ou le PNL apportent une valeur complémentaire. Elles ne se limitent pas au comportement observable, mais intègrent également la perception, le langage et les préférences de communication.
Là où la Rosace de Leary permet de lire les interactions, ces approches permettent de les orienter.
Cependant, il reste essentiellement descriptif. Il aide à comprendre ce qui se passe dans l’interaction, mais apporte moins d’outils concrets pour adapter le contenu et la structure de son message en fonction de l’interlocuteur.
C’est là que des approches comme Insights ou le PNL apportent une valeur complémentaire. Elles ne se limitent pas au comportement observable, mais intègrent également la perception, le langage et les préférences de communication.
Là où la Rosace de Leary permet de lire les interactions, ces approches permettent de les orienter.
Le rôle du conseiller en prévention évolue
Aujourd’hui, le conseiller en prévention ne se limite plus à un rôle d’expert technique.
Il devient un intermédiaire entre différents enjeux, un traducteur du risque vers le terrain et, de plus en plus, un acteur d’influence au sein de l’organisation.
L’expérience de terrain et les parcours de formation montrent clairement que la justesse technique ne suffit pas. Ce n’est qu’en adaptant sa communication à son interlocuteur que l’on crée un réel mouvement.
C’est ainsi que naît l’adhésion.
C’est ainsi que la sécurité devient concrète Ce n’est qu’en adaptant sa communication à son interlocuteur que l’on crée un réel mouvement.
C’est ainsi que naît l’adhésion.
C’est ainsi que la sécurité devient concrète.
En conclusion
La sécurité ne repose pas uniquement sur des procédures ou des réglementations.
Elle repose sur des personnes, qui prennent des décisions, souvent sous pression, souvent rapidement et rarement de manière purement rationnelle.
Pour avoir de l’impact, il faut aller au-delà du contenu.
Et c’est précisément là que la communication fait la différence.
Pas en disant plus.
Mais en s’adaptant mieux
Pour avoir de l’impact, il faut aller au-delà du contenu.
Et c’est précisément là que la communication fait la différence.
Pas en disant plus.
Mais en s’adaptant mieux
Michaël Marbais
Entrepreneur et conseiller en prévention niveau 1.
En tant que dirigeant de Kingsm3n, Ken Do It et S.Godart, il aide les entreprises à concrétiser la sécurité, la sûreté, le leadership et les politiques centrées sur l’humain – dans chaque routine comme dans chaque situation de crise.