Je l’entends souvent: “La prévention, les programmes de bien-être… c’est bien joli, mais combien cela coûte-t-il vraiment ? ”
La question est logique. Les employeurs et les responsables RH sont submergés de priorités, et les budgets ne sont pas extensibles. Mais en tant que dirigeant et conseiller en prévention, je sais d’expérience qu’il ne s’agit pas d’une dépense.
C’est un investissement. Et comme pour tout investissement, la vraie question est : quel retour réel peut-on attendre de cet investissement?
Les organisations internationales comme l’
Organisation mondiale de la santé
(OMS) et l’EU-OSHA ont chiffré la question : chaque euro investi dans le bien-être et la sécurité rapporte en moyenne entre 2,20 € et 2,70 €. Aux États-Unis, la
Harvard School of Public Health
est arrivée à une conclusion similaire : pour chaque dollar investi par de grandes entreprises dans des programmes de santé, elles ont récupéré environ 3 $ en frais médicaux évités et encore 2 à 3 $ grâce à une réduction de l’absentéisme. Ce ne sont pas des théories vagues, mais des chiffres solides, mesurés auprès de milliers de collaborateurs.
Quels bénéfices concrets ?
Le premier gain est l’absentéisme. Un collaborateur qui n’est pas mis à l’arrêt par le stress, une blessure au dos ou un burn-out, continue à créer de la valeur. Réfléchissez au coût réel d’un arrêt de longue durée : maintien du salaire, remplacement, perte de productivité, savoir-faire en suspens. Si un bon programme permet d’éviter ne fût-ce que 10 % de cet absentéisme, votre investissement est déjà rentabilisé.
Ensuite, il y a le présentéisme : ces personnes présentes physiquement mais incapables de fonctionner à 100 % à cause de problèmes de santé physique ou mentale. Une étude de la RAND Corporation a montré que ce phénomène coûte souvent encore plus cher que l’absentéisme classique. Une politique de prévention efficace ne se limite donc pas à plus de présence, elle améliore la vraie productivité.
Et puis viennent les effets indirects : moins de turnover, une satisfaction accrue des collaborateurs, et une image d’employeur renforcée. Dans un marché du travail tendu, ce n’est pas un luxe, mais un atout stratégique. Dans un marché du travail tendu, ce n’est pas un luxe, mais un atout stratégique.
Un exemple concret
Prenons un cas tangible. Une entreprise de 500 collaborateurs a décidé de mettre en place un programme de santé mentale : coaching, ateliers, accès à du counseling. Coût annuel : environ 150 000 €.
Résultat ? Le nombre de burn-outs a nettement diminué, l’absentéisme de longue durée a reculé, et le turnover a baissé. Les économies générées ont été estimées à quelque 361 500 €.
Autrement dit : pour chaque euro investi, 2,41 € est revenu. Ce ne sont pas des impressions, ce sont des chiffres.
Plus que des chiffres
Mais je souhaite penser plus loin.
Mais la prévention ne se résume pas à un ROI financier. C’est aussi un ROI humain. Des managers qui voient leur équipe plus forte. Des collaborateurs qui viennent travailler avec plus d’énergie et moins de soucis. Au final, cela se traduit naturellement en productivité et en rentabilité.
Pourquoi nous réfléchissons avec vous
Chez Kingsm3n, nous croyons que la prévention n’est pas un pack standard. Chaque organisation a ses propres défis et ses contraintes budgétaires. C’est là que nous apportons de la valeur : nous vous aidons à identifier les mesures qui auront le plus d’impact pour votre entreprise. Nous fixons ensemble les priorités, en tenant compte de votre budget, pour que le bien-être ne reste pas une belle idée abstraite mais devienne un plan concret.
Vous voulez savoir quelles mesures préventives sont les plus rentables pour votre entreprise ?
Nous les rendons tangibles, mesurables et réalisables. R egardons ensemble comment investir aujourd’hui dans le bien-être peut vous rapporter demain.
Michaël Marbais
Entrepreneur et conseiller en prévention niveau 1.
En tant que dirigeant de Kingsm3n et Ken Do It, il aide les entreprises à concrétiser la sécurité, la sûreté, le leadership et les politiques centrées sur l’humain – dans chaque routine comme dans chaque situation de crise.
Sources & études
- EU-OSHA: The business case for safety and health at work https://osha.europa.eu/en/publications/business-case-safety-and-health-work-costs-and-benefits-preventing-work-related-illness-and-injury
- Harvard School of Public Health: Workplace wellness programs can generate savings https://www.hsph.harvard.edu/news/press-releases/workplace-wellness-savings/
- RAND Corporation: Workplace Wellness Programs Study https://www.rand.org/pubs/research_reports/RR254.html
- WHO: Workplace health promotion and productivity https://www.who.int/teams/health-promotion/enhanced-wellbeing/workplace-health